Faire son nid est un réflexe sain
Je ne lui racontais rien j’en étais incapable. Ou si peu de choses - des banalités pour qu’il arrête de me tanner. Un jour je balance au psy que tout ce que j’avais été capable de faire durant la semaine c’était remplir de plâtre les craques des murs de préfini de ce nouvel appartement où j’avais atterri, pour repeindre.
Le psychiatre m’a dit : C’est sain, c’est très sain de faire son nid. Et j’ai vu à la lumière dans son œil qu’il me pensait tirée d’affaire.
Se débarrasser de la culpabilité
Réparer et repeindre les murs de ma chambre était la dernière des priorités, et mon entourage ne se gênait pas pour me le faire comprendre. Je me sentais terriblement coupable de m’adonner à ce bricolage quand tant de choses dans ma vie étaient à reconstruire.
Même mon meilleur ami, qui ne me reprochait jamais rien, m’avait fait la remarque que « repeindre les murs de ta chambre n’était peut-être pas prioritaire… ».
Il aurait mieux valu que je sois roulée en boule…
Aménager son espace, c’est se réparer
Mais le psy l’avait dit: c’est sain, c’est très sain de faire son nid.
Je ne me sens plus coupable quand me prend l’envie de repeindre, ou de changer les meubles de place dans mes appartements, même quand « logiquement » il y aurait mieux à faire.
Je sais maintenant que cet espace que je réaménage est une réparation mentale.
Principe de psy #1
Quand tout semble s’être écroulé autour, et que persiste en toi le réflexe de faire ton nid, d’aménager ton milieu de vie, ce réflexe est sain, très sain.
Ne laisse personne te dire qu’il y a mieux à faire.
Tu prends ainsi soin de toi.